Historique des lauréats depuis 2003

Les 10 lauréats de l'édition 2003

 
 
Les dix premiers lauréats historiques des Rubans du développement durable ont été proclamés en avril 2003, par un Comité d’experts réunissant Dexia Crédit Local, le Comité 21, l’Association des Maires de France et l’Association des Maires de Grandes Villes de France, sur la base de cinq critères prioritaires et complémentaires :
  • l’approche globale du développement durable dans le projet,
  • la dimension participative, à tous les stades (diagnostic, plan d’actions, évaluation…), et la capacité à associer les acteurs concernés à la mise en œuvre concrète,
  • les moyens mis en œuvre pour la participation et la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés,
  • le caractère novateur,les acquis effectifs.

Tous les types de collectivités - à l'exception encore des parcs naturels régionaux -, ont été représentés parmi les lauréats, dont deux collectivités d'outre-mer :
  • deux régions : Champagne-Ardenne et Réunion,
  • deux départements : l'Hérault et le Nord,
  • deux structures intercommunales : la Communauté d’agglomération du pays de Lorient et la Communauté de communes de Montrevel-en-Bresse,
  • quatre villes : Angers, Lille, Sainte-Anne (Martinique), et Valenciennes.


Les « campagnes d’année » de l’Agenda 21 Lillois

Signataire de la Charte d’Aalborg dès 1995, la ville de Lille a, en partenariat avec les associations locales, élaboré et signé son Agenda 21 en juin 2000.
Sous l’impulsion de Martine AUBRY, Maire de Lille et Danielle POLIAUTRE, Adjointe au Maire, des campagnes de sensibilisation ont été menées afin d’illustrer cette démarche innovante.
Dès lors, l’année 2001/2002 a été consacrée au thème de l’eau, sous la formule « économiser, protéger, partager, valoriser l’eau ».
Des appels à projets, pour les entreprises, associations et habitants, ont été lancés afin de rationaliser les consommations et prévenir les pollutions. Les lauréats ont ensuite été valorisés au sein d’un livret des bonnes pratiques.
D’autres initiatives tels que colloques et expositions ont véritablement ancré dans la population une nouvelle culture de l’eau.
Depuis, chaque année, un thème mobilise services municipaux et partenaires de la Ville.
Ce fut en 2003/2004 le tour de l’alimentation– un droit, une qualité, une culture à partager – et c’est en 2005/2006 celui de la nature en ville, pour s’interroger sur sa valorisation, sur la gestion intégrée des ressources locales, et sur l’accès pour tous à une ville saine et conviviale.
Peu à peu, une culture du développement durable imprègne la conscience citoyenne des lillois au travers de ces campagnes thématiques et pragmatiques irrigant tout le tissu social.
Contact: Ari BRODACH - abrodach@mairie-lille.fr

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Tourisme durable et solidaire à Saint-Anne

C’est en constatant que la population saintannaise ne bénéficiait pas du formidable développement touristique qu’elle accueillait sur son territoire que cette commune de bord de mer a décidé de reprendre en main son destin, en favorisant aussi bien le respect des hommes que celui que des sites. L’engagement de la mairie, un conseil des sages, un conseil municipal des jeunes et un forum intergénérations ont débouché sur une réappropriation des enjeux par la population et sur une prise en compte de tous les métiers traditionnels, notamment celui de la pêche. Les pêcheurs ont d’ailleurs volontairement défini avec la mairie une zone d’interdiction de la pêche et de la plongée sur 7 km de rivages.
Dans l’Agenda 21, la préservation des cocoteraies de bord de mer et des mangroves, la rationalisation des déplacements, la mise en valeur des forêts par des sentiers pédestres et la réhabilitation des mares rendent sa dignité à ce « monde créole d’interdépendance des économies et des cultures ». La rénovation des abris des pêcheurs est en bonne voie, la piétonisation du village de Sainte-Anne progresse, les places sont rénovées avec des normes HQE dans le choix des matériaux et les chauffe-eaux solaires sont installés sur le toit de la cantine scolaire. Sainte-Anne relève la tête, et les grands hôtels défiscalisés sont surpris, mais comprennent vite qu’ils sont aussi bénéficiaires de cet esprit de tourisme durable et solidaire.
Contact: Xavier Pancrate - xavierpancrate@hotmail.com

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2ème génération de l’Agenda 21 à Valenciennes

A Valenciennes, le premier Agenda 21 prévoyait sur 5 ans, à partir de 1998, 61 actions concrètes : les deux tiers des actions prévues sont désormais réalisées. De grands chantiers ont été lancés pour réhabiliter le centre-ville en y rénovant des logements sociaux ; la mixité sociale s’y est alors recréée tout naturellement par une nouvelle attractivité pour les classes moyennes. Aucune implantation d’entreprise n’est plus acceptée sur le territoire même de la ville, où les 150 hectares de friches industrielles se sont réduits à 7 hectares destinés à être dépollués et réhabilités en services et commerces.
- Dès juin 2006, le tramway reliera la ville à plusieurs communes de l’agglomération : 6 mois de festivités sont prévus pour cette « réouverture de la ville » historique.
- Mais ce sont l’intégration et l’acculturation qui sont les points forts de la stratégie de Valenciennes, où la démocratie souhaite toujours l’emporter sur la technocratie, notamment au travers du fameux Anneau citoyen valenciennois. Ce site portail connecte directement les citoyens aux services de la commune et à une télévision câblée interactive. Bientôt des écrans seront posés dans les quartiers tant ce mode de concertation est devenu naturel et attendu, comme à l’occasion des conseils municipaux où chacun peut poser sa question en direct.
La 2ème génération de l’Agenda 21 de la ville s’échelonne sur la période 2005-2010, et se confond désormais avec le PADD, véritable plan de cohésion sociale et de gouvernance locale du PLU valenciennois.
Contact: Alain Dubois - adubois@ville-valenciennes.fr

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Une Charte pour l’environnement et le développement durable à Cap l’Orient

Jean-Yves Laurent, maire de Queven, vice président de la communauté d’Agglomération du Pays de Lorient (Cap L’Orient), est désormais en charge de la mise en place des 43 objectifs de la charte pour l’environnement et le DD signée en février 2002. Si la qualité des eaux en est toujours un des 4 axes majeurs, le travail de lutte contre les nitrates et les pesticides est de longue haleine, notamment par le recours à l’agriculture biologique et labellisée. Les trois autres axes sont plus visibles :
- Début 2006, toute la chaîne du traitement des déchets sera opérationnelle, les trois poubelles étant distribuées à toute la population, et le compostage des bio-déchets et le recyclage des emballages tournera à plein régime. Cap l’Orient évite ainsi la solution de l’incinération.
- Le nouveau pont par-dessus le Scorff, rivière qui coupe l’agglomération lorientaise en deux, est en cours de travaux et donnera priorité absolue aux transports collectifs, au vélo et aux piétons : les voitures passeront après tous les autres. Cette réalisation s’intègre dans le nouveau PDU donnant la part belle au transport collectif en site propre, aux vélos, aux bateaux-bus et au covoiturage.
- Enfin, la route départementale qui longe le littoral a vu un premier tronçon de 3 km débarassé des parkings installés côté mer et l’accès aux vélos et piétons sécurisé. L’effort se prolonge pour 5 km supplémentaires. La voie du développement durable est grande ouverte.
Contact: Véronique DAGOME, vdagome@agglo-lorient.fr

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Montrevel-en-Bresse: un projet partagé entre ruraux et urbains

A Montrevel-en-Bresse, les 28 actions de l’Agenda 21 débutées en 2003 continuent d’avancer à leur rythme, et les actions initiées dans le Programme de gestion de l’espace (2000 – 2005) sont désormais opérationnelles : la sensibilisation à l’environnement va bon train avec la mise en place de sentiers d’interprétation, l’instauration de deux marchés nocturnes d’été pour des produits du terroir et artisanaux, et la sauvegarde du bocage qui continue avec la plantation de haies typiquement bressanes.
Les actions de l’Agenda 21 (2003-2013) se mettent progressivement en place : la consommation en eau et en énergie des bâtiments publics communaux et du patrimoine de la communauté de communes est actuellement scrutée en vue d’économies. Une formation sur les produits phytosanitaires et leurs alternatives est dispensée aux agents des collectivités. Enfin, la construction en HQE de trois bâtiments destinés à l’enfance et aux loisirs a été décidée.
A l’origine, 4 ateliers composés de citoyens volontaires et d’élus pilotaient les actions, dans une continuité avec la procédure d’élaboration concertée de l’Agenda 21. Un certain essoufflement des participants a motivé un recrutement plus ciblé selon les thèmes de l’atelier. Et en amont du forum du printemps de 2005 rassemblant tous les partenaires et le public, le thème de l’eau a été choisi comme thème transversal à tous les ateliers. Au printemps 2006, chacun présentera des propositions nouvelles sur ce thème, qui viendront étoffer un programme d’actions déjà bien rempli.
Contact: Martine BURTIN, mburtin-ccm@wanadoo.fr

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L'Agenda 21 du département de l'Hérault

En mettant en place une démarche de large concertation auprès des 400 000 héraultais à l’occasion de l’élaboration de son Agenda 21, le conseil général a souhaité, après deux siècles de fonctionnement vertical, être associé le plus en amont possible aux projets en cours pour en devenir aussi bien l’incitateur que le facilitateur, après partage du diagnostic.
Le conseil général a pour ambition de mieux répondre à la demande sociale, de construire un maillage de territoire le plus cohérent possible afin d’y assurer la survie du lien social, le meilleur remède contre la violence ou la délinquance. C’est ainsi que les maisons de retraite sont implantées au cœur d’un « bassin gérontologique » restreint à 10 km de rayon pour maintenir les personnes âgées au plus près de leur ancien lieu de vie.
La gestion de l’eau souffrait d’une compartimentation des responsabilités et d’une dispersion des données. Le département a donc créé un réseau de données accessibles à tous : la prévention des pollutions et le suivi des crues s’en trouve grandement amélioré.
Mais au-delà d’une meilleure appréhension et gestion de ses domaines de compétence, le département souhaite d’abord et avant tout que les habitants s’approprient le développement durable. La généralisation de la HQE dans la livraison des nouveaux collèges ne sera un succès que si les utilisateurs en ressentent les bienfaits et qu’ils veuillent la reproduire chez eux. S’ils comprennent l’utilité des variateurs de lumière ou de la ventilation naturelle, alors le but sera véritablement atteint.
Contact: Alain Rota - decv-cadrevie@cg34.fr

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Un réseau d’ambassadeurs pour le développement durable dans le Nord


Il y a d’abord cette montée en puissance au niveau des chiffres : 4 personnes pour mettre en œuvre l’Agenda 21 au lieu de deux, 50 agents « ambassadeurs » du DD au lieu de 30, 33 mesures pour le deuxième programme opérationnel voté en juin 2005 au lieu de 30 pour la 1ère édition. Mais il y a aussi le fait que les nouveaux élus de 2004 sont arrivés dans un climat déjà tout naturellement imprégné de développement durable, et que l’esprit pionnier a laissé la place à une volonté partagée d’agir avec envergure et détermination : le navire est aujourd’hui en vitesse de croisière.
C’est ce qu’a ressenti Jean Schepman, vice-président du conseil général en charge de l’Agenda 21 quand il a reçu chacun des 14 vice-présidents pour leur demander de choisir deux ou trois actions précises afin que le développement durable entre dans tous les domaines d’attribution du département. Certains en ont choisi beaucoup plus, et les résultats ont dépassé toutes les espérances. Enfin, chacun des 5 arrondissements a désormais un ambassadeur du DD, d’un nouveau style, politique celui-là : un élu qui se charge d’orienter son territoire dans la voie du développement durable et de gérer la concertation avec les élus et les techniciens.
Le coût des transports en commun à moitié pris en charge par le département, la HQE imposée à tous les bâtiments départementaux, pas seulement les collèges, (et plus jamais de lampes halogènes)… les réalisations sont elles aussi passées de l’âge expérimental à l’âge adulte.
Contact: Laurence CARBENAY, lcarbenay@cg59.fr

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La Charte Haute Qualité Environnementale de Champagne-Ardennes

Le Conseil Régional de Champagne-Ardennes est distingué pour la création, en partenariat avec l’Ademe, d’une Charte régionale de développement de la qualité environnementale des bâtiments, à laquelle ont adhéré vingt-cinq opérateurs publics et privés.
L’élaboration de la Charte est le fruit d’un cycle de réunions regroupant tous les acteurs de la construction, publique et privée de la région : collectivités, services et établissements publics, organismes professionnels et consulaires. La plate-forme de partenariat est particulièrement innovante, dans le sens où elle rassemble tous les acteurs concernés autour d’engagements concrets. Les signataires de la Charte ont non seulement participé aux travaux de diagnostic et d’élaboration du plan d’actions, mais ont également contribué à essaimer la démarche et à engager des réalisations concrètes de réhabilitation ou de construction. La Charte a suscité des demandes exponentielles des acteurs territoriaux, ce qui a donné lieu en 2002 à la création d’un pôle de compétences spécifique. Plus de trente réalisations sont à l’actif de cette politique régionale depuis 2000.
Contact : Laurent DUGUE, - ldugue@cr-champagne-ardenne.fr

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L'Agenda 21 d'Angers prend ses aises

Dès 1999, la commune la ville d’Angers s’est engagée dans un Agenda 21 réalisé en partenariat avec l’Ademe et foisonnant de réalisations concrètes. Pragmatique et progressive, sa stratégie induit la réalisation de bilans annuels et la définition de nouvelles perspectives au gré des progrès enregistrés. 2004 était l’année du 3ème plan d’action, année charnière avec l’écriture d’un Agenda 21 intercommunal, qui sert de base aux 32 communes de l’agglomération d’Angers Loire Métropole.
Les priorités en 2004 étaient l’environnement, mais aussi la santé publique et l’accessibilité aux services et à la culture pour tous.
Depuis, à Angers, l’imprégnation au développement durable continue d’infuser à tous les niveaux :
  1. Les employés municipaux bénéficient d’une formation spécifique sur le sujet.
  2. La concertation des habitants sur un projet précis s’est généralisée avec l’installation des Conseils consultatifs de quartier pour les dix quartiers d'Angers : Comprendre, s'impliquer, s'exprimer, formuler des propositions au Conseil Municipal, en bref, changer les quartiers avec les Angevins.
  3. Enfin, ouverture sur l’extérieur, Angers, « ville laboratoire du développement durable » a mis en place un Observatoire des bonnes pratiques recensant les réalisations de terrain à la fois sur Angers et son agglomération, et sur les différentes collectivités territoriales françaises et européennes. « Les Rencontres Angers 21», la « Revue Angers 21 » et les fiches bonnes pratiques sur le site internet de la ville s’adressent ainsi à tous ceux qui souhaitent bénéficier de la richesse de ces expériences.
Contact: Christelle Six, christelle.six@ville-angers.fr

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La Réunion s’abonne aux énergies renouvelables

La Réunion a été la première région française à s’engager dans un Agenda 21. L’innovation réside aussi dans l’approche résolument positive et volontaire de la démarche, avec par exemple le projet de constitution d’un pôle de recherche sur les énergies renouvelables.
Porté par une forte volonté politique, relayé par tous les services de la Région, l’Agenda 21 est conçu sur la base des 7 défis identifiés comme prioritaires pour le développement durable de la Région :
  • la progression démographique
  • les changements climatiques, la mondialisation des échanges
  • la sauvegarde de l'environnement
  • la cohésion de la société
  • le développement économique
  • la diversité culturelle
Le processus de participation a été véritablement mis en place lors du lancement de l’Agenda 21 en février 2002, auquel ont participé 350 représentants associatifs et socio-économiques. Le dossier des participants intégrait un appel à participation pour les ateliers futurs. A la suite de cette rencontre, cinq groupes de travail ont participé à l’élaboration du premier plan d’actions avec une série de réunions de mai à juin 2002. Près de 200 personnes ont ainsi contribué à l’élaboration du programme. Contact : Jean-Claude Futhazar, jean-claude.futhazar@cr-reunion.fr

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